ENQUETE SUR LES CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES DES PRESTATAIRES DE SAINT LOUIS SUR LE CANCER DU COL

RESUME
Introduction : Le but de cette étude était d’évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des prestataires de Saint Louis du Sénégal sur le dépistage du cancer du col utérin.
Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale descriptive allant de la période du 1er au 31 Aout, réalisée au CHR, au district sanitaire et dans les différents postes de sante de Saint –louis chez les prestataires (médecin, infirmiers et sage-femme d’état). La collecte des données a été réalisée à l’aide d’un questionnaire structuré préalablement. Les données ont été saisies et analysee grâce au logiciel Epi info. Résultats : Pour 93,0% des enquêtés, le cancer du col utérin représentait un véritable problème de santé publique. Pour 39,7% des praticiens, le dépistage dans la tranche d’âge cible devrait toujours se faire. Les prestataires enquêtés déclaraient que le dépistage du cancer du col avait un rôle important dans la réductiondelamorbiditéetdelamortalitédans37,9%. Lemaitresymptômeconnuparlesprestataires était la métrorragie (37,9%). Certains prestataires faisaient la confusion entre métrorragie et leucorrhée. Le niveau de recours au dépistage par le personnel était modeste : seulement 30% des enquêtés avait eu recours au dépistage du cancer du col utérin bien que 65,5% aient répondu que le test du dépistage existait dans leur structure sanitaire. Seulement 5,1% du personnel de santé enquêté avait bénéficié du test de dépistage du cancer du col utérin. Ce dépistage était fait soit par un médecin gynécologue soit par une sage-femme dans un hôpital public. Les principaux facteurs influant ce dépistage étaient : le manque de moyen financier (28,6%), la honte/ gêne de l’examen de l’appareil génital (23,8%), et la peur des conditions de réalisation du dépistage.
Conclusion : les connaissances, attitudes et pratiques sur le cancer du col utérin chez les prestataires de Saint-Louis étaient jugées insuffisantes au terme de l’étude. Les principaux facteurs incriminés étaient le manque de formation, la honte/gène de l’examen génital, le manque de temps, le manque de matériels et le manque de moyen.
Mots clés : Cancer du col, connaissances, attitude, pratique.

Correspondances . Dr Ousmane Thiam : Gynécologue Obstétricien UFR2S, Université Gaston BERGER, Maternité du Centre Hospitalier Régional de Saint Louis, SENEGAL.
Email : cassoumane@yahoo.fr, ousmane.thiam@ugb.edu.sn

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